Au 127ᵉ jour du cessez-le-feu à Gaza, les violations signalées sur le terrain se multiplient. Dans plusieurs zones du territoire palestinien, des tirs et bombardements ont été rapportés, tandis que la situation humanitaire dans les hôpitaux continue de se détériorer.
Nouveaux incidents à Rafah et dans le nord de Gaza
Au cours des dernières vingt-quatre heures, plusieurs civils auraient été blessés dans différentes zones de la bande de Gaza. À Rafah, au sud de Khan Younès, une adolescente de 16 ans a été atteinte par balle au pied. Une autre femme aurait été blessée par des tirs près du quartier dit « autrichien » au sud de la ville.
Parallèlement, des frappes aériennes ont visé la ville de Rafah. L’artillerie aurait également bombardé des zones situées au nord de Beit Lahia. À l’est du quartier d’al-Zeitoun et du camp d’al-Bureij, des tirs de chars ont été signalés.
Ces développements interviennent alors que la population civile reste particulièrement vulnérable. Selon le droit international humanitaire, notamment les Conventions de Genève rappelées par le Comité international de la Croix-Rouge, les parties à un conflit armé doivent en permanence distinguer civils et combattants et protéger les infrastructures médicales.
Hôpitaux de Gaza : un risque d’effondrement
À Deir al-Balah, l’Hôpital des Martyrs d’al-Aqsa a averti d’un « danger imminent » menaçant la continuité de ses services. Le deuxième générateur principal serait hors service, laissant l’établissement fonctionner avec seulement deux petits générateurs dans des conditions précaires.
La direction de l’hôpital prévient qu’une panne supplémentaire pourrait entraîner un arrêt complet des activités. Une telle interruption affecterait directement les unités de soins intensifs, les services de néonatalogie et les blocs opératoires, déjà saturés.
La protection des établissements de santé dans les territoires palestiniens occupés relève d’obligations claires en droit international. L’Organisation des Nations unies ainsi que des organisations comme Amnesty International et Human Rights Watch rappellent régulièrement que les attaques ou entraves aux soins médicaux constituent de graves violations du droit international humanitaire.
Bilan humain en hausse depuis octobre 2023
Selon le ministère de la Santé à Gaza, le nombre total de personnes tuées depuis le 7 octobre 2023 s’élèverait à 72 051, avec 171 706 blessés. Durant les dernières heures, deux corps auraient été extraits des décombres et quinze blessés admis dans les hôpitaux.
Les autorités sanitaires indiquent également que depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu le 11 octobre, 591 personnes auraient été tuées et 1 598 blessées. Par ailleurs, 726 corps auraient été récupérés.
Ces chiffres ne peuvent être vérifiés de manière indépendante en temps réel en raison des restrictions d’accès au territoire. Toutefois, les agences des Nations unies soulignent depuis des mois la gravité de la situation humanitaire à Gaza et l’ampleur des destructions affectant les infrastructures civiles.
La persistance d’incidents armés malgré un accord de cessez-le-feu soulève des questions sur sa mise en œuvre effective. Dans le cadre du droit international, toute violation documentée engage potentiellement la responsabilité des parties concernées.
En outre, la dégradation continue des infrastructures médicales à Gaza illustre l’impact prolongé du conflit sur la population civile des territoires palestiniens. La protection des civils, la continuité des soins et le respect des engagements pris dans le cadre d’un cessez-le-feu demeurent des obligations centrales au regard du droit international humanitaire.

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