Pour la première fois depuis deux ans et demi, l’UNICEF a réussi à faire entrer du matériel scolaire et éducatif dans la bande de Gaza. Une autorisation exceptionnelle, dans un contexte marqué par la destruction systématique du système éducatif palestinien et par des restrictions prolongées sur l’acheminement de l’aide humanitaire.
Selon un communiqué officiel, le porte-parole de l’Organisation des Nations unies pour l’enfance, James Elder, a confirmé que des milliers d’articles récréatifs ainsi que plusieurs centaines de boîtes de fournitures scolaires ont été introduits ces derniers jours dans le territoire assiégé. Il a également indiqué que 2 500 kits scolaires supplémentaires devraient entrer à Gaza la semaine suivante, sous réserve de nouvelles autorisations.
Un système éducatif dévasté par la guerre et le blocus
James Elder a rappelé que les enfants de Gaza ont subi un impact sans précédent sur leur accès à l’éducation. Les attaques répétées contre les infrastructures scolaires, combinées aux restrictions sévères imposées sur l’entrée de matériels de base — tels que les manuels scolaires ou les crayons — ont contraint les enseignants à travailler avec des ressources extrêmement limitées.
Dans de nombreux cas, les enfants tentent de poursuivre leur scolarité la nuit, dans des tentes dépourvues d’éclairage, illustrant l’effondrement quasi total des conditions d’apprentissage dans les territoires palestiniens sous occupation.
Des autorisations strictement limitées par l’occupant
De son côté, le porte-parole de l’unité de coordination des activités gouvernementales de l’occupation dans les territoires — une structure militaire israélienne chargée de superviser l’entrée de l’aide à Gaza — a confirmé que l’UNICEF avait été autorisée à faire entrer des fournitures éducatives, à l’exclusion des manuels scolaires.
Dans une déclaration transmise à l’agence Reuters, ce responsable a affirmé que des équipements éducatifs avaient déjà été autorisés à plusieurs reprises depuis le début de la guerre, sans toutefois fournir d’explications précises sur les modalités ou la fréquence de ces autorisations.
Une enfance privée d’éducation dans une crise humanitaire majeure
Depuis le début de la guerre, les enfants de Gaza n’ont pas accès à un niveau minimal d’éducation. Cette privation s’inscrit dans une réalité quotidienne marquée par la recherche de nourriture, l’accès limité à l’eau potable et la propagation de la malnutrition, dans un contexte de crise humanitaire aiguë, documentée par de nombreuses agences de l’ONU.
L’UNICEF, comme d’autres institutions internationales, alerte régulièrement sur les conséquences durables de cette situation sur une génération entière d’enfants palestiniens, en violation manifeste des principes du droit international humanitaire, qui impose la protection des civils, et en particulier des enfants, en situation de conflit armé.

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