Hezbollah a déjoué une frappe préventive au moment même où Israël la débattait

Selon des sources médiatiques israéliennes, l’armée israélienne s’était déjà préparée à la possibilité que le Hezbollah entre en guerre. Mais l’initiative du mouvement libanais, qui a ouvert le feu à un moment décisif, a en réalité contrecarré une frappe préventive alors en discussion au sein du cabinet politico-sécuritaire.

La chaîne israélienne Channel 13 a révélé que l’ouverture du feu par le Hezbollah est intervenue au cœur d’un débat interne sur l’opportunité de lancer une attaque anticipée contre le Liban avant le début des tirs de roquettes. Le chef d’état-major et le ministre de la Défense soutenaient clairement cette option, tandis que plusieurs ministres exprimaient des réserves, craignant de devoir gérer simultanément plusieurs fronts.

Le débat s’est soudainement interrompu lorsqu’une mise à jour opérationnelle urgente est parvenue aux ministres. Avant même qu’une décision définitive ne soit prise, le chef d’état-major s’est exclamé : « Messieurs, les roquettes du Hezbollah sont déjà en route. »

Cette attaque a immédiatement bouleversé le cours de la réunion : la discussion sur une éventuelle frappe préventive s’est transformée en gestion d’une confrontation déjà ouverte. Les responsables politiques et militaires israéliens se sont dès lors retrouvés devant une réalité imposée par le terrain, sans avoir eu le temps d’arrêter leur décision.

Toujours selon la chaîne, cette initiative du Hezbollah a provoqué un passage immédiat de la phase de délibération à celle de riposte militaire. Israël a alors lancé une série de frappes sur Beyrouth et le sud du Liban, visant des positions du Hezbollah, ses infrastructures militaires, ainsi que des commandants de terrain.

Lors d’une évaluation ultérieure à la direction du front nord, le chef d’état-major a rappelé que l’effort principal restait centré sur l’Iran, tout en reconnaissant que l’intervention du Hezbollah avait élargi le champ du conflit. Il a souligné que la guerre ne se conclurait pas uniquement par des dommages infligés à l’Iran, mais aussi par une « frappe sévère » contre le Hezbollah.

Le chef d’état-major a par ailleurs évoqué la position du gouvernement et de l’armée libanaise, assurant qu’Israël avait à maintes reprises demandé le désarmement du Hezbollah. Faute d’action concrète de la part de Beyrouth, Israël aurait choisi, selon ses propos, de se défendre par ses propres moyens. Il a insisté sur le fait que l’armée n’arrêterait pas les opérations tant que la menace émanant du Liban ne serait pas « éliminée ».

Enfin, il a affirmé qu’aucune nouvelle localité n’était évacuée dans le nord d’Israël, assurant que l’armée protégeait les zones frontalières tout en poursuivant les frappes destinées à neutraliser les sources de menace.

Le rapport précise que l’armée israélienne avait préalablement renforcé ses positions dans le nord, sur les plans défensif et offensif, et mené, ces dernières semaines, plusieurs frappes ciblant les capacités du Hezbollah — y compris quelques heures avant l’attaque contre l’Iran — dans le but d’endiguer le réarmement du mouvement.

En conclusion, la chaîne note que l’initiative du Hezbollah n’a pas seulement marqué une escalade militaire : elle a constitué un tournant stratégique dans les salles de décision israéliennes, faisant passer les dirigeants d’un débat sur une attaque préventive à la gestion d’une guerre déjà imposée sur le terrain.

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« La résistance est un droit sacré du peuple palestinien face à l’occupation israélienne. Personne ne doit oublier que le peuple palestinien a négocié pendant dix ans, accepté des accords difficiles et humiliants, et qu’au final il n’a obtenu qu’une autorité sur les personnes, sans autorité sur la terre ni souveraineté« 

~ Marwan Barghouti

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