En 2025, le système éducatif palestinien a été frappé de plein fouet.
Selon le ministère palestinien de l’Éducation, plus de 7 488 étudiants palestiniens ont été tués sous les bombardements et les opérations militaires israéliennes.
Plus de 10 577 autres ont été blessés.
Ces chiffres concernent Gaza et la Cisjordanie occupée.
Ils traduisent une réalité documentée : l’éducation palestinienne est devenue une cible structurelle de la guerre.
Gaza : une génération frappée au cœur
Dans la bande de Gaza, le bilan humain est écrasant.
Depuis le début de l’année 2025, plus de 7 448 étudiants ont été tués.
Au moins 10 130 élèves ont été blessés, souvent grièvement.
Les écoles n’ont offert aucune protection.
Elles ont été bombardées, détruites ou rendues inutilisables.
Cette situation viole directement les principes du droit international humanitaire.
Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) rappelle que les établissements scolaires sont des biens civils protégés.
Cisjordanie : morts, blessés et arrestations
En Cisjordanie occupée, la violence est plus diffuse mais constante.
Le ministère recense 38 étudiants tués et 327 blessés en 2025.
À cela s’ajoutent 324 arrestations d’élèves.
Les incursions militaires dans les villes universitaires sont régulières.
Elles affectent directement l’accès à l’éducation.
Ce climat d’insécurité est largement documenté.
Amnesty International évoque une stratégie de coercition systémique dans les territoires palestiniens.
Enseignants palestiniens également ciblés
Les étudiants ne sont pas les seules victimes.
Le ministère palestinien de l’Éducation indique que 415 enseignants et personnels administratifs ont été tués.
Au moins 912 ont été blessés à Gaza et en Cisjordanie.
En Cisjordanie, plus de 48 enseignants ont été arrêtés.
Ces arrestations fragilisent durablement les écoles publiques.
Elles compromettent la continuité pédagogique.
Universités et écoles délibérément visées
En 2025, plusieurs universités palestiniennes ont été attaquées.
Parmi elles : Birzeit, l’Université Al-Qods, l’Université d’Hébron et Polytechnic Palestine.
Des écoles dites « de défi », situées dans des zones menacées de colonisation, ont aussi été ciblées.
C’est le cas des écoles de Shalal Al-Auja, Khallet Amira, Bédouins Al-Kaabneh, Khallet Al-Dabaa et Yanoun.
Ces établissements jouent un rôle clé dans le maintien des communautés palestiniennes sur leurs terres.
Gaza : destruction massive du système scolaire
Depuis le 7 octobre 2023, la destruction est systématique à Gaza.
Selon le ministère palestinien :
- 172 écoles publiques ont été entièrement détruites
- 63 bâtiments universitaires ont été rasés
- 118 écoles publiques endommagées
- Plus de 100 écoles de l’UNRWA bombardées
Au total, 25 écoles ont été effacées du registre éducatif, avec leurs élèves et leurs enseignants.
L’ONU qualifie ces attaques répétées contre l’éducation de possibles violations graves du droit international.
Cisjordanie : sabotage éducatif permanent
En Cisjordanie, 152 écoles ont été vandalisées en 2025.
Au moins 8 universités et collèges ont subi des incursions répétées.
Ce harcèlement empêche un fonctionnement normal de l’enseignement supérieur.
Il s’inscrit dans un contexte plus large d’occupation militaire et de colonisation.
La Cour internationale de Justice a rappelé en 2024 l’illégalité de l’occupation prolongée des territoires palestiniens.
Une attaque contre l’avenir palestinien
Détruire l’éducation, c’est viser l’avenir.
En Palestine, l’école est un espace de résistance civile.
Elle incarne le droit à la dignité et à la continuité historique.
Les faits sont établis.
Les chiffres sont documentés.
Les responsabilités sont encadrées par le droit international.
Ignorer cette réalité revient à normaliser l’inacceptable.

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