Des tentes sur la plage de Gaza abritent des milliers de Palestiniens déplacés sous la pluie et le froid
Des réseaux de collaboration de plus en plus exposés à Gaza
À Gaza, le rôle des réseaux collaborant avec l’armée israélienne apparaît au grand jour. Leur implication directe dans le déplacement forcé de civils, les intimidations armées et la déstabilisation sociale rend désormais impossible toute tentative de réhabilitation publique. Les faits observés sur le terrain confirment une fonction précise : accompagner et faciliter une politique de contrôle et de fragmentation des territoires palestiniens.
Cette réalité s’inscrit dans un contexte plus large d’occupation militaire prolongée. Elle contrevient aux principes fondamentaux du droit international humanitaire, notamment l’interdiction des transferts forcés de population protégée.
Une mise en scène humanitaire vite démentie par les faits
Distribution d’aide et ouverture d’écoles : une façade fragile
Au cours de la semaine écoulée, des groupes armés opérant au nord, au centre et au sud de la bande de Gaza ont diffusé des vidéos. Ils s’y montrent distribuant de l’aide alimentaire à des familles proches ou annonçant l’ouverture de structures civiles dans des zones sous leur contrôle.
Ces images cherchent à installer un récit alternatif. Elles visent à présenter ces groupes comme des acteurs locaux de stabilité. Mais cette stratégie de communication se heurte rapidement aux faits constatés par les habitants.
Le déplacement forcé comme outil opérationnel
Pressions armées dans les quartiers de Choujaïya et d’Al-Tuffah
Dans l’est de la ville de Gaza, des groupes dirigés par Rami Helles ont mené des opérations d’expulsion. Des maisons situées dans des zones présentées comme « sûres » ont été prises pour cible. Les habitants ont reçu l’ordre de partir immédiatement, sous prétexte d’un déplacement imminent d’une ligne militaire israélienne vers l’ouest.
La scène rappelle les méthodes déjà documentées lors des offensives précédentes. Tracts, menaces directes et violence armée précèdent souvent des bombardements ou des incursions terrestres.
Qui est l’agent Rami Helles ?
Selon des informations concordantes, Rami Adnan Mahmoud Helles porte le numéro d’identité (906525217) et réside dans les environs du rond-point « Abu Mazen » dans le quartier de Tel al-Hawa, au sud-ouest de la ville de Gaza, région dont il est originaire.

Les données indiquent qu’il appartient au mouvement Fatah et qu’il travaille comme employé militaire au sein du service de sécurité de la présidence (Force 17) dans le secteur de Gaza. Depuis le début de la guerre, les informations indiquent qu’il est impliqué dans l’activation d’un groupe armé opérant sous la couverture directe de l’armée d’occupation et actif dans les zones orientales de la ville de Gaza, en particulier à Shuja’iyya et Tuffah, où ses mouvements coïncident avec les incursions de l’occupation.
Témoignages de civils pris pour cibles
Selon le témoignage de Rami Abou Hamed, des dizaines d’hommes armés ont attaqué des habitations proches de cette ligne. Des tirs à balles réelles ont visé des maisons occupées. Des enlèvements et des poursuites ont suivi, sous la surveillance de drones de type quadricoptère.
Les familles ont fui sans documents ni effets personnels. Cette fois, aucune possibilité de préparation n’a été laissée. Ce type de déplacement forcé constitue une violation grave de la Quatrième Convention de Genève, comme le rappelle le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).
Extension des opérations en Cisjordanie sud de Gaza
Khan Younès et la structuration de réseaux clandestins
Des faits similaires ont été signalés à l’est de Khan Younès. Des groupes dirigés par deux mercenaires anciens membres de Fatah et aux ordres d’Israel, Yasser Al-Dahini, et, Chawki Abou Nassira, y opèrent activement. Leur rôle dépasse désormais la collecte d’informations ou les arrestations ciblées.
Ils tentent de constituer des cellules dissimulées. L’objectif est d’infiltrer le tissu social local et de mener des actions sécuritaires complexes. Cette stratégie vise à fragiliser la cohésion interne de la société palestinienne.
Financements, enlèvements et déstabilisation sociale
Selon une source sécuritaire locale, une perquisition récente a permis de saisir environ 700 000 shekels. Ces fonds auraient servi à financer des opérations d’enlèvement et d’assassinat ciblé. Ils visaient aussi à créer un climat d’insécurité durable.
Les missions confiées à ces groupes incluent désormais la diffusion de drogues, l’installation de dispositifs d’espionnage et la propagation de fausses informations. Amnesty International documente depuis plusieurs années l’usage de telles pratiques dans les territoires palestiniens occupés.
L’échec d’une alternative politique imposée
Un rejet populaire clair et documenté
L’implication directe de ces groupes dans la violence contre les civils a ruiné toute tentative de les présenter comme une alternative politique crédible à Gaza. Les familles et les clans publient désormais des communiqués de désaveu. Ces prises de position renforcent l’isolement social des collaborateurs.
Depuis la diffusion d’images montrant leur participation à des assassinats, leur capacité de recrutement s’est fortement réduite. Plusieurs membres ont cherché à régulariser leur situation auprès des autorités locales.
Une politique contraire au droit international
Le déplacement forcé, la coercition armée et la manipulation de structures locales s’inscrivent dans une logique de colonisation et de contrôle. La Cour internationale de Justice rappelle que l’occupation israélienne et ses pratiques associées violent le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.
À Gaza comme en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, ces réalités confirment une politique systémique. Elles ne relèvent ni d’excès isolés ni de dérives locales. Elles s’inscrivent dans un cadre documenté, analysé et condamné par les principales institutions internationales.

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