Allemagne mémoire sionisme

Le chancelier allemand Friedrich Merz

Soixante-quinze ans après la chute du Troisième Reich, l’Allemagne s’est forgé une identité fondée sur la culpabilité rédemptrice.
Mais cette rédemption s’est transformée en culte politique, où le soutien inconditionnel à Israël tient lieu d’absolution éternelle.

Une morale sans justice

Ce glissement moral interroge : peut-on vraiment réparer un crime passé en fermant les yeux sur un crime présent ?
En érigeant Israël en symbole de sa propre purification, l’Allemagne a troqué la mémoire contre l’oubli — celui des Palestiniens, effacés du récit humaniste européen.

De la repentance à la complicité

Ce n’est plus la haine des Juifs qui menace la conscience allemande, mais l’aveuglement face à la souffrance des autres.
La lutte contre l’antisémitisme, légitime et nécessaire, ne saurait justifier l’impunité d’un État.
En criminalisant la solidarité avec la Palestine, l’Allemagne ne protège pas la mémoire de la Shoah : elle la dénature.

Un dernier mot

Ce n’est pas l’Allemagne d’hier qu’il faut craindre, mais celle d’aujourd’hui : celle qui, au nom de la morale, confond loyauté et soumission, et transforme la compassion en arme diplomatique.

“Se souvenir ne suffit pas ; encore faut-il refuser de répéter.”
— Hannah Arendt

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Citation de la semaine

« La résistance est un droit sacré du peuple palestinien face à l’occupation israélienne. Personne ne doit oublier que le peuple palestinien a négocié pendant dix ans, accepté des accords difficiles et humiliants, et qu’au final il n’a obtenu qu’une autorité sur les personnes, sans autorité sur la terre ni souveraineté« 

~ Marwan Barghouti

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