Des colons armés de la colonie juive extrémiste de Yitzhar se tiennent sur une falaise surplombant un village palestinien.
Dans les territoires palestiniens occupés, la violence des colons israéliens contre les civils palestiniens et leurs biens a atteint un niveau élevé en 2025, documenté par l’Office des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA). Entre janvier et décembre 2025, l’OCHA a recensé plus de 1 680 attaques de colons dans plus de 270 communautés de Cisjordanie — soit en moyenne cinq incidents par jour — faisant des centaines de blessés et des dégâts matériels importants.
Une escalade des attaques documentée par l’ONU
Selon les rapports humanitaires de l’ONU, la violence des colons ne se limite plus à des incidents isolés. Elle comprend des agressions physiques, des attaques contre des maisons, des voitures et des cultures, en particulier pendant la saison de la récolte des olives, un moment essentiel pour les moyens de subsistance des communautés agricoles palestiniennes.
L’OCHA indique que 1 110 Palestiniens ont été blessés au cours de ces attaques en 2025, dont environ 772 blessés par des colons israéliens et 327 par des forces de sécurité israéliennes intervenant lors ou après ces incidents.
En octobre 2025, un seul mois de la saison de récolte, au moins 264 attaques de colons ont été documentées — le plus haut niveau mensuel depuis que l’ONU a commencé à recenser ces incidents en 2006 — avec des blessures, des destructions de biens et des actes de vandalisme contre des communautés entières.
Contexte de protection insuffisante
Des colons israéliens armés attaquent et ouvrent le feu sur des Palestiniens près de Ramallah.

Les rapports de l’ONU montrent que les colons opèrent souvent dans des zones où la présence des forces de sécurité israéliennes est notable, sans protection effective des civils palestiniens contre les agressions. Dans plusieurs cas, les forces de sécurité israéliennes sont arrivées après les attaques, parfois en tirant des gaz lacrymogènes qui ont blessé des civils palestiniens, ce qui soulève des questions sur leur rôle en tant que force de protection.
Cet environnement de violence a contribué à des déplacements forcés de Palestiniens, particulièrement dans les zones classées “C” par les accords d’Oslo — soit sous contrôle civil et sécuritaire israélien, où l’accès à la terre et aux moyens de subsistance est restreint.
Conséquences humaines et économiques
Outre les blessures physiques, les attaques et actes de vandalisme ont détruit des arbres fruitiers, notamment des oliviers, indispensables à la sécurité alimentaire et à l’économie locale. L’OCHA signale la destruction de milliers d’arbres et de plants agricoles, impactant profondément la subsistance de familles entières.
Des opérations militaires israéliennes dans certaines zones de Cisjordanie ont également causé la mort de civils palestiniens et des dommages aux infrastructures essentielles, accentuant le désarroi humanitaire.
Cadre juridique international
Selon le droit international humanitaire, la puissance occupante a l’obligation de protéger la population civile dans les territoires occupés, comme le stipulent l’Article 43 du Règlement de La Haye de 1907 et les Conventions de Genève. Quand cette obligation n’est pas respectée, ou quand des violences sont facilitées au détriment de la population civile, cela constitue une violation de ces engagements. Je ne sais pas s’il existe une citation spécifique d’une résolution récente de l’ONU réaffirmant explicitement cette obligation dans le contexte précis des violences de 2025.
Les données factuelles disponibles pour 2025 montrent une escalade documentée de la violence des colons israéliens contre les Palestiniens en Cisjordanie occupée, accompagnée d’impacts humains graves, de pertes matérielles significatives et de déplacements forcés. L’absence d’interventions protectrices efficaces et l’expression régulière de la violence, souvent sans sanctions claires contre les responsables, posent de sérieuses questions quant au respect des obligations de protection civile de la part d’Israël en tant que puissance occupante.

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