L’économie israélienne sous pression

Depuis le début de l’agression américano-israélienne contre l’Iran, les contours d’un coût économique lourd commencent à se dessiner en Israël, avec une large paralysie de l’activité économique. Les estimations officielles indiquent des pertes qui pourraient dépasser 9 milliards de shekels par semaine, en raison de la mobilisation des réservistes et de l’augmentation du coût des opérations militaires.

Les pertes économiques directes

Les estimations préliminaires de la ministère des Finances israélienne indiquent que les pertes économiques pourraient dépasser 9 milliards de shekels par semaine, en raison des restrictions imposées à l’activité économique depuis le début de la confrontation et des mesures prises par la direction de la « Front intérieure », qui comprennent la fermeture des écoles et la paralysie de larges secteurs. La mobilisation de réservistes a également un impact négatif sur la productivité et le mouvement de consommation sur le marché local.

Le coût de la guerre

Le coût de la guerre est l’un des facteurs les plus importants dans l’augmentation de la facture de la guerre. Les données militaires israéliennes indiquent que l’armée a lancé environ 4 000 obus de combat pendant les quatre premiers jours de la guerre, soit un nombre proche du total des obus utilisés pendant la guerre de 12 jours. Le rythme d’utilisation des obus dans la guerre actuelle est trois fois supérieur à celui de la guerre précédente.

Les conséquences sur les marchés financiers

Les conséquences de la guerre ne se limitent pas aux pertes directes, mais s’étendent également aux marchés financiers. La Bourse de Tel-Aviv a connu des fluctuations notables, et le shekel a été soumis à des pressions croissantes en raison de l’incertitude sécuritaire et politique. Les investisseurs étrangers craignent que la confrontation ne s’étende à une guerre régionale plus large, ce qui pourrait pousser certains capitaux à quitter temporairement le marché israélien.

Les défis politiques

Ces développements surviennent dans un contexte où le gouvernement israélien est confronté à des pressions politiques internes liées à l’adoption du budget de l’État pour 2026, qui doit être approuvé par la Knesset avant la fin mars. La guerre a entraîné une paralysie presque totale du travail de la Knesset, où seuls quelques députés se sont présentés au siège du parlement ces derniers jours. Le gouvernement travaille actuellement sur la base d’un budget mensuel temporaire fondé sur le budget de 2025.

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Citation de la semaine

« La résistance est un droit sacré du peuple palestinien face à l’occupation israélienne. Personne ne doit oublier que le peuple palestinien a négocié pendant dix ans, accepté des accords difficiles et humiliants, et qu’au final il n’a obtenu qu’une autorité sur les personnes, sans autorité sur la terre ni souveraineté« 

~ Marwan Barghouti

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