Réunies au Caire, plusieurs factions palestiniennes ont annoncé leur soutien à la mise en place d’une commission nationale palestinienne transitoire chargée de l’administration de la bande de Gaza. Cette position a été exprimée dans un communiqué publié à l’issue de leur rencontre.
Selon ce texte, les factions affirment vouloir poursuivre leurs efforts afin de unifier les positions palestiniennes, dans un contexte qu’elles décrivent comme une phase critique pour le territoire assiégé.
Soutien aux médiations internationales
Les factions indiquent appuyer pleinement les démarches menées par les médiateurs impliqués dans ce processus, notamment l’Égypte, le Qatar et la Turquie, en vue de la formation de cette instance transitoire.
Elles estiment que cette commission pourrait contribuer à une gestion civile de Gaza durant la période actuelle, marquée par les conséquences directes de l’offensive militaire et du blocus.
Le communiqué évoque également un soutien aux initiatives diplomatiques américaines liées au cessez-le-feu, en réaffirmant l’engagement des factions à respecter les différentes étapes de l’accord annoncé. Ces déclarations sont rapportées telles quelles par les signataires ; leur portée politique et juridique reste sujette à l’évolution du contexte international. Je ne sais pas si ces engagements ont été formalisés dans un cadre juridiquement contraignant.
Appel à la levée du blocus et à l’aide humanitaire
Les factions appellent par ailleurs un organe désigné comme le « Conseil de la paix », en coordination avec les médiateurs, à faire pression sur les forces d’occupation israéliennes afin de :
- mettre fin aux opérations militaires contre la population de Gaza ;
- ouvrir les points de passage ;
- permettre l’entrée de l’aide humanitaire dans l’ensemble du territoire ;
- procéder au retrait de l’armée israélienne.
Selon le communiqué, ces mesures sont considérées comme indispensables pour rétablir le calme, permettre une reprise minimale de la vie civile et créer les conditions d’un redressement précoce et de la reconstruction.
Ces revendications s’inscrivent dans un cadre largement documenté par des organisations internationales telles que l’ONU, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Amnesty International et Human Rights Watch, qui dénoncent depuis des années les effets du blocus et des opérations militaires sur la population civile de Gaza, en violation potentielle du droit international humanitaire.
Unité politique palestinienne et droit international
Le texte insiste également sur la nécessité de poursuivre le travail d’unification des visions et des positions palestiniennes, avec pour objectif déclaré la restauration de l’unité du système politique palestinien et la défense d’un processus décisionnel national indépendant.
Les factions affirment vouloir faire face aux projets d’annexion de la Cisjordanie, à la colonisation israélienne, ainsi qu’aux atteintes répétées contre les lieux saints de Jérusalem-Est. Elles réitèrent leur attachement à la création d’un État palestinien indépendant, conformément aux principes du droit international et aux résolutions des Nations unies.
Position de la présidence palestinienne
Plus tôt dans la journée, la présidence palestinienne a, elle aussi, annoncé son soutien à la formation de cette commission transitoire pour administrer Gaza. Dans un communiqué distinct, elle a exprimé sa reconnaissance pour ce qu’elle qualifie de rôle déterminant joué par les États-Unis dans l’ouverture d’une nouvelle phase politique.
Ces déclarations sont rapportées par les sources officielles palestiniennes. Je ne sais pas dans quelle mesure elles reflètent un consensus international durable ni comment elles s’articuleront avec les cadres juridiques existants, notamment ceux rappelés par la Cour internationale de Justice, qui a récemment réaffirmé l’illégalité de l’occupation et de la colonisation des territoires palestiniens.

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