Le 9 janvier 2026, le pape Léon XIV a livré au Saint-Siège une prise de position ferme sur la situation en Cisjordanie, à Gaza et plus largement sur l’occupation israélienne de la palestinien, affirmant que les Palestiniens ont « le droit de vivre en paix sur leur propre terre ». Cette déclaration intervient dans un contexte de violence croissante contre des civils palestiniens en Territoires palestiniens occupés et de stagnation politique sur la perspective d’un règlement durable conforme au droit international.
Une prise de position claire face à l’escalade de violence
Lors de son discours devant le corps diplomatique accrédité auprès du Vatican, le pape Léon XIV a exprimé son « regret » face à la « recrudescence de la violence en Cisjordanie dirigée contre des populations civiles palestiniennes », affirmant que ces populations ont un droit inaliénable à vivre en paix sur leur terre, tant en Cisjordanie que dans la bande de Gaza.
Cette position s’inscrit dans un contexte international marqué par des critiques répétées contre les violences commises dans les Territoires palestiniens occupés, y compris des attaques de colons contre des communautés locales depuis octobre 2023.
Le droit international et la solution politique
Le pape a également réaffirmé le soutien du Saint-Siège à la solution à deux États comme cadre politique pour mettre fin au conflit et garantir une paix durable entre les peuples palestinien et israélien. Cette solution est cohérente avec les appels de nombreuses institutions internationales à un règlement reposant sur des frontières reconnues, la sécurité, la dignité et le respect du droit international.
À cet égard, le Vatican a reconnu l’État de Palestine en 2015, et le pape Léon XIV a récemment accueilli le président Mahmoud Abbas pour discuter de la crise humanitaire à Gaza et de la relance du processus politique.
Une dénonciation de la « mode de la guerre » et de l’érosion du droit international
Dans son adresse, le souverain pontife a aussi critiqué ce qu’il a décrit comme une « retour de la guerre à la mode », marquée par une montée de la diplomatie de la force plutôt que du dialogue. Il a souligné que l’usage de la force pour affirmer une domination politique ou territoriale « menace gravement l’État de droit », fondement de toute coexistence pacifique.
Cette critique s’étend à l’ensemble des conflits contemporains, mais ses implications pour le Proche-Orient sont évidentes dans le soutien affiché à une résolution politique respectueuse des droits humains et du droit international humanitaire.
Contexte humanitaire et juridique
La situation humanitaire à Gaza reste dramatique, avec des violations du droit international humanitaire largement documentées par des organisations comme le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et l’ONU, qui appellent depuis longtemps à la protection des civils et au respect des normes internationales dans les zones de conflit. Je ne sais pas si le pape a cité explicitement ces institutions dans ce discours précis.

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