En 2025, la réputation internationale d’Israël s’effondre. Guerre à Gaza, occupation et droit international pèsent lourdement sur son image mondiale.
Pour la deuxième année consécutive, Israël occupe les dernières places d’un indice mondial mesurant l’image des États sur la scène internationale.
En 2025, ce recul atteint un niveau inédit depuis la création de l’indicateur, il y a près de vingt ans.
Cette dégradation ne concerne plus uniquement les choix politiques du gouvernement israélien.
Désormais, c’est l’ensemble du modèle étatique et sociétal qui se trouve interrogé, dans le contexte de la guerre menée contre Gaza et de la poursuite de l’occupation des territoires palestiniens.
Un classement mondial révélateur d’un isolement croissant
Le Nation Brand Index (NBI), publié par la plateforme BrandIL, place Israël en queue de classement mondial en matière de réputation extérieure pour l’année 2025.
Le pays enregistre une chute de 6,1 %, la plus forte jamais observée depuis la création de l’indice.
À titre de comparaison, Israël occupait déjà une position critique en 2022, avec la 44ᵉ place sur 46 pays.
En 2023, il chutait à la 46ᵉ place sur 60.
En 2025, il signe son pire résultat historique.
Fait notable, l’Autorité palestinienne apparaît pour la première fois dans ce classement.
Cette entrée contraste fortement avec l’effondrement de l’image israélienne, dans un contexte marqué par la guerre à Gaza, la colonisation continue en Cisjordanie et la situation à Jérusalem-Est.
Gaza et l’occupation au cœur du rejet international
Selon le rapport, la perception négative d’Israël s’est nettement accélérée depuis la guerre contre Gaza.
Contrairement aux années précédentes, les critiques ne visent plus seulement l’exécutif ou l’armée.
Elles englobent désormais la responsabilité collective perçue de la société israélienne dans les violences infligées à la population palestinienne.
Cette évolution reflète un basculement plus large de l’opinion publique internationale.
Elle s’inscrit dans un contexte où de nombreuses organisations documentent des violations graves du droit international humanitaire.
En 2024, la Cour internationale de Justice (CIJ) a ordonné des mesures conservatoires à Israël, estimant plausible un risque de violations de la Convention sur le génocide dans la bande de Gaza.
Par ailleurs, les Nations unies n’ont cessé d’alerter sur l’impact catastrophique de la guerre sur les civils palestiniens.
« Made in Israel » : une marque désormais contestée
Le rapport souligne également une évolution symbolique forte.
Dans de nombreux pays, l’Israélien est désormais perçu comme une personne indésirable, un phénomène sans précédent à cette échelle.
La marque « Made in Israel » subit un discrédit croissant.
Des signaux de boycott économique apparaissent dans plusieurs marchés, affectant biens, services et partenariats commerciaux.
Ces dynamiques rejoignent les constats d’organisations de défense des droits humains.
Amnesty International qualifie le système imposé aux Palestiniens d’apartheid, au regard du droit international.
Human Rights Watch aboutit à des conclusions similaires.
Des conséquences économiques et politiques durables
Le rapport alerte sur des effets structurels à moyen et long terme.
Ils concernent notamment la confiance internationale, les investissements étrangers, le tourisme et la notation financière du pays.
Plus profondément encore, c’est la légitimité d’Israël dans l’ordre international qui se trouve fragilisée.
Le non-respect répété des résolutions de l’ONU, la poursuite de la colonisation en Cisjordanie et l’annexion de facto de Jérusalem-Est pèsent lourdement sur cette perception.
Une image façonnée par la réalité de l’occupation
Ce classement ne relève pas d’un simple problème de communication.
Il reflète une réalité politique persistante : occupation militaire, colonisation, blocus de Gaza et négation des droits fondamentaux du peuple palestinien.
À mesure que les violations du droit international deviennent visibles et documentées, l’écart se réduit entre discours officiels et perception mondiale.
Ainsi, la dégradation de la réputation d’Israël apparaît moins comme une anomalie que comme la conséquence directe de politiques structurelles menées dans les territoires palestiniens.

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