Hamas met en garde contre la confiscation de terres en Cisjordanie par l’occupant

Le mouvement palestinien Hamas a dénoncé l’annonce attribuée à l’administration séparatiste du Somaliland concernant un échange de reconnaissances avec Israël.
Il y voit une tentative politique dangereuse visant à conférer une légitimité artificielle à l’occupation israélienne des territoires palestiniens.

Selon le communiqué du mouvement, cette initiative constituerait une rupture grave avec les principes du droit international, tout en portant atteinte à l’unité et à la souveraineté de la Somalie.

À ce jour, aucune reconnaissance du Somaliland par les Nations unies n’existe.
Le Somaliland demeure considéré par l’ONU comme une région faisant partie intégrante de la Somalie.


Une tentative de normalisation hors du cadre légal

Hamas affirme que cette démarche viserait à permettre à Israël de sortir de son isolement diplomatique croissant.
Cette stratégie s’inscrirait, selon le mouvement, dans une logique de contournement des cadres multilatéraux.

Le droit international est pourtant explicite.
La reconnaissance d’entités issues de processus unilatéraux de sécession reste strictement encadrée.
Elle ne peut être utilisée pour légitimer une puissance occupante.

La Cour internationale de Justice rappelle que toute situation découlant d’une occupation illégale ne peut produire de droits souverains.


Le refus catégorique de tout transfert forcé

Au cœur de la déclaration figure un avertissement central.
Hamas rejette toute tentative de déplacement forcé des Palestiniens de Gaza vers des territoires tiers, y compris le Somaliland.

Ce point fait écho à des normes juridiques établies.
Le transfert forcé de population constitue un crime de guerre et peut relever du crime contre l’humanité.

La Quatrième Convention de Genève interdit explicitement les déplacements forcés de populations sous occupation.

Amnesty International rappelle également que les déplacements forcés à Gaza s’inscrivent dans une politique plus large de punition collective.


Gaza, laboratoire d’un projet de dépossession

Depuis octobre 2023, Gaza subit une destruction massive.
Les appels au déplacement des civils se sont multipliés, souvent sous couvert d’arguments sécuritaires.

Pourtant, le droit international humanitaire est sans ambiguïté.
La protection des civils est une obligation impérative, même en situation de conflit armé.

Les Nations unies ont averti à plusieurs reprises contre toute tentative de réingénierie démographique des territoires palestiniens.


Une reconnaissance attribuée à Netanyahou, non confirmée

Des médias arabes rapportent que le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou aurait annoncé une reconnaissance officielle du Somaliland.

Je ne sais pas si cette reconnaissance a été confirmée par des sources indépendantes reconnues.
À ce jour, aucun communiqué officiel de l’ONU, de l’Union africaine ou d’États tiers ne valide cette information.

Il est toutefois établi que le Somaliland cherche depuis plusieurs années une reconnaissance internationale, sans succès formel.


Réactions régionales et rejet diplomatique

L’Égypte, la Turquie et Djibouti ont exprimé leur opposition à toute reconnaissance unilatérale du Somaliland.
Ces États rappellent que la stabilité de la Corne de l’Afrique repose sur le respect des frontières reconnues.

Le ministère égyptien des Affaires étrangères a souligné que toute initiative de ce type menace la sécurité régionale.


Une stratégie coloniale qui dépasse la Palestine

Au-delà de l’événement lui-même, Hamas inscrit cette séquence dans un cadre plus large.
Celui d’un projet colonial israélien fondé sur la fragmentation des États et la dépossession des peuples.

Cette lecture trouve un écho dans plusieurs analyses internationales.
La politique israélienne dans les territoires palestiniens occupés, notamment en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, est régulièrement qualifiée de violation systémique du droit international.


Le droit international comme ligne de fracture

La question palestinienne reste centrale.
Elle oppose une logique de force à un corpus juridique clair, documenté et largement reconnu.

Ni Gaza, ni la Cisjordanie, ni Jérusalem-Est ne peuvent faire l’objet de solutions imposées.
Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes demeure un principe fondamental du droit international.

Toute tentative de déportation ou de légitimation de l’occupation ne fera qu’aggraver l’instabilité régionale.
C’est précisément ce que dénoncent aujourd’hui de nombreuses voix, palestiniennes et internationales.

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Citation de la semaine

« La résistance est un droit sacré du peuple palestinien face à l’occupation israélienne. Personne ne doit oublier que le peuple palestinien a négocié pendant dix ans, accepté des accords difficiles et humiliants, et qu’au final il n’a obtenu qu’une autorité sur les personnes, sans autorité sur la terre ni souveraineté« 

~ Marwan Barghouti

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