Des déplacés font la queue pour obtenir des repas dans une cuisine caritative du camp de Nuseirat, dans le centre de la bande de Gaza (AFP).
Depuis l’accord de cessez-le-feu : 400 Palestiniens tués dans Gaza
Selon les autorités sanitaires de Gaza, au moins 400 Palestiniens ont été tués depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu le 10 octobre 2025 et plus de 1 100 autres ont été blessés par des attaques israéliennes, qui continuent malgré l’accord.
Cette réalité témoigne d’une violence structurelle ancrée dans l’occupation israélienne, où le droit international — notamment les protections des civils en période de conflit — est systématiquement ignoré.
Des violations quotidiennes du cessez-le-feu documentées
Les violations ne sont pas des incidents isolés. Divers bilans compilés par des agences de presse et des offices médiatiques palestiniens font état de centaines d’incursions, bombardements et tirs directs contre des zones civiles à Gaza depuis le cessez-le-feu :
- Au moins 738 violations de l’accord ont été recensées, avec des tirs d’artillerie, des bombardements et des incursions au-delà de la « ligne jaune ».
- Des attaques israéliennes ont tué des civils, notamment dans des zones résidentielles et à proximité de lignes convenues de retrait militaire.
- Même des écoles et des abris de civils ont été visés, selon des rapports de responsables palestiniens et hospitaliers locaux.
Ces violations sont dénoncées non seulement par les autorités palestiniennes, mais également par des diplomates et des observateurs internationaux qui soulignent l’impact direct sur la vie civile et la reconstruction humaine de Gaza.
L’impact humain : entre occupation et droit international
La poursuite des opérations militaires dans et autour des territoires palestiniens occupés a des conséquences dramatiques :
- Des centaines de morts civiles, souvent des femmes et des enfants, sont enregistrées presque quotidiennement.
- La destruction d’infrastructures civiles, y compris des bâtiments résidentiels d’après des images satellites, s’accroît même après l’entrée en vigueur du cessez-le-feu.
- L’accès à l’aide humanitaire reste limité, entravant gravement la reconstruction et le respect des obligations minimales énoncées par le droit humanitaire international.
Ces éléments confirment que la colonisation et l’occupation israélienne continuent de shape la réalité quotidienne des Palestiniens, non seulement par des actions militaires directes mais aussi par le maintien de conditions qui violent les normes internationales en matière de protection des civils.
La communauté internationale face aux violations
Des voix de l’ONU et de diplomates européens ont appelé à la retenue et au respect du droit international, tout en condamnant les violences continues.
Cependant, l’absence d’une pression internationale soutenue et de mécanismes contraignants permet à ces violations de se poursuivre. Dans le même temps, Israël conteste les accusations et avance des justifications sécuritaires pour ses actions, ce qui n’atténue ni le nombre de victimes ni la crise humanitaire à Gaza.
Conclusion – Une trêve sous la menace constante de la colonisation
La situation dans les territoires palestiniens occupés, et tout particulièrement dans la bande de Gaza, illustre une réalité que les observateurs européens, arabes et internationaux reconnaissent : un cessez-le-feu formel qui ne met pas fin aux violences meurtrières, ni aux violations du droit international, ni à l’occupation elle-même.
En dépit de l’accord, des centaines de Palestiniens continuent d’être tués, les infrastructures civiles restent ciblées, et la vie quotidienne est façonnée par une logique de répression et de domination qui persiste depuis des décennies. Cette dynamique — marquée par la colonisation et l’impunité — exige une réponse politique et juridique ferme pour mettre fin aux violations et restaurer le respect du droit international.

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